
~ Soon the rain will wash away the sun as I melt with you. I am ghost. ~
Voilà bien longtemps, trop longtemps mon cher et tendre, que tu es parti.
Je me souviens de ces beaux jours d’été durant lesquels nous allions à travers les champs tous deux, notre amour bien serré et blotti au creux de nos mains, la tienne entremêlée avec la mienne, et gambadant innocemment et naïvement comme si cette romance nous eût pourvus d’une quelconque protection contre tous les malheurs auxquels l’être humain semble prédisposé.
Souvent, tu m’offrais un bouquet, que je t’avais observé composer avec soin, comme si chaque fleur pouvait m’exprimer mieux que toi-même l’amour que tu me portais, tu m’offrais un bouquet tantôt de valérianes, tantôt de liserons, parfois même de mauves. Et tu te délectais de voir mon visage se teinter comme une étoffe de soie diaprée, sur ce visage empreint de béatitude, mon sourire s’esquisser faiblement, avec retenue, puis fleurir brusquement, et mes yeux s’étoiler tels ceux d’un enfant.
Je me souviens de ces beaux soirs d’été. Nous rentrions chez toi après notre délicieuse journée estivale, ton magnifique bouquet entre nos mains enlacées. Tout était si parfait ! Nous observions ensuite le champ que nous quittions juste et qui semblait encore plus mirifique qu’il nous avait paru lorsque nous nous trouvions entre ses épis de blé, courant et faisant des tonneaux, vivant dans un autre monde, puisque rien n’est pareillement fabuleux dans le nôtre.
Ah ! Nous étions candides ! À peine la fragrance de notre magnifique journée au loin avait-elle été emportée par le vent, que déjà arrivait la pluie, tombant du ciel par petites gouttes irrégulières, en bruine. Et toi, alors, tu me parlais doucement, comme pour me réconforter, ou peut-être, du moins le supposais-je en t’entendant, que tu craignais une instance ne pouvant être rejetée. On distinguait à présent le bruit significatif de la pluie tapotant légèrement contre les carreaux.
Tes lèvres s’étiraient en un sourire forcé, nerveux. Et moi, je restais là, à ne pas savoir la raison de cette conduite peu enjouée après une telle journée… Était-ce la pluie, que tu sentais croître au dehors, et en ton cœur creusant un ruisseau, que tu craignais ? De grosses gouttes et autant de lames acérées et parfaites venaient s’abattre sur le champ désormais boueux et d’une allure piteuse.
Mon doux. Je ne parvenais presque plus à t’entendre, tant la pluie à l’extérieur martelait les vitres. Je crus alors lire sur tes lèvres deux mots… Les derniers que tu me dis, avant de devenir d’une pâleur cadavérique, de me tendre la main en un ultime espoir, de palper chaque parcelle de mon visage, comme si tu voulais à jamais t’en souvenir, de pousser un cri sourd, aucun son ne sortant de ta bouche tant la douleur te paralysait, avant que tes yeux roulent dans leurs orbites et que lourdement, tu viennes choir sur le sol, ta tête tombant d’un bruit sinistre à terre. Mon tendre. Je crus alors lire sur tes lèvres deux mots… « Je t’aime »
Le destin m’enleva mon amour et ma naïveté d’un même coup, s’emparant de tout ce qui était cher à mon cœur. Je le sais désormais. Les êtres humains ne sont pas promis à ce magnifique avenir que je croyais apercevoir au bout de l’horizon de ma vie, non, le malheur arrive tôt ou tard. Ce fut, je pense, trop tôt pour te dérober à moi. Le temps a fait son office sur moi désormais, mon amour, il a fait son travail d’oubli, ou du moins ai-je oublié la douleur.
Je me souviens de ces beaux jours d’été durant lesquels nous allions à travers les champs tous deux, notre amour bien serré et blotti au creux de nos mains, la tienne entremêlée avec la mienne, et gambadant innocemment et naïvement comme si cette romance nous eût pourvus d’une quelconque protection contre tous les malheurs auxquels l’être humain semble prédisposé.
Souvent, tu m’offrais un bouquet, que je t’avais observé composer avec soin, comme si chaque fleur pouvait m’exprimer mieux que toi-même l’amour que tu me portais, tu m’offrais un bouquet tantôt de valérianes, tantôt de liserons, parfois même de mauves. Et tu te délectais de voir mon visage se teinter comme une étoffe de soie diaprée, sur ce visage empreint de béatitude, mon sourire s’esquisser faiblement, avec retenue, puis fleurir brusquement, et mes yeux s’étoiler tels ceux d’un enfant.
Je me souviens de ces beaux soirs d’été. Nous rentrions chez toi après notre délicieuse journée estivale, ton magnifique bouquet entre nos mains enlacées. Tout était si parfait ! Nous observions ensuite le champ que nous quittions juste et qui semblait encore plus mirifique qu’il nous avait paru lorsque nous nous trouvions entre ses épis de blé, courant et faisant des tonneaux, vivant dans un autre monde, puisque rien n’est pareillement fabuleux dans le nôtre.
Ah ! Nous étions candides ! À peine la fragrance de notre magnifique journée au loin avait-elle été emportée par le vent, que déjà arrivait la pluie, tombant du ciel par petites gouttes irrégulières, en bruine. Et toi, alors, tu me parlais doucement, comme pour me réconforter, ou peut-être, du moins le supposais-je en t’entendant, que tu craignais une instance ne pouvant être rejetée. On distinguait à présent le bruit significatif de la pluie tapotant légèrement contre les carreaux.
Tes lèvres s’étiraient en un sourire forcé, nerveux. Et moi, je restais là, à ne pas savoir la raison de cette conduite peu enjouée après une telle journée… Était-ce la pluie, que tu sentais croître au dehors, et en ton cœur creusant un ruisseau, que tu craignais ? De grosses gouttes et autant de lames acérées et parfaites venaient s’abattre sur le champ désormais boueux et d’une allure piteuse.
Mon doux. Je ne parvenais presque plus à t’entendre, tant la pluie à l’extérieur martelait les vitres. Je crus alors lire sur tes lèvres deux mots… Les derniers que tu me dis, avant de devenir d’une pâleur cadavérique, de me tendre la main en un ultime espoir, de palper chaque parcelle de mon visage, comme si tu voulais à jamais t’en souvenir, de pousser un cri sourd, aucun son ne sortant de ta bouche tant la douleur te paralysait, avant que tes yeux roulent dans leurs orbites et que lourdement, tu viennes choir sur le sol, ta tête tombant d’un bruit sinistre à terre. Mon tendre. Je crus alors lire sur tes lèvres deux mots… « Je t’aime »
Le destin m’enleva mon amour et ma naïveté d’un même coup, s’emparant de tout ce qui était cher à mon cœur. Je le sais désormais. Les êtres humains ne sont pas promis à ce magnifique avenir que je croyais apercevoir au bout de l’horizon de ma vie, non, le malheur arrive tôt ou tard. Ce fut, je pense, trop tôt pour te dérober à moi. Le temps a fait son office sur moi désormais, mon amour, il a fait son travail d’oubli, ou du moins ai-je oublié la douleur.
Voilà tellement longtemps, si longtemps mon cher et tendre, que tu es parti.
~ This four letter lie… Love… ~
Pix : Mon cher et tendre…
Listening to : The Dead Girl Epilogue – I Am Ghost.
15 commentaires:
C'est beau. Triste, noir, mais beau.
Roh l'amour cette Put* x)
P.S. Je voulais faire un montage, à peu près pareil =(
Meuh À Peine tant pis ;)
Ça sera assez rare que tu voies quelque chose de joyeux sur mon blog. Enfin... Je vais peut-être essayer d'arrêter de faire des textes tristes... xD
Ouais, mais ça sera plus toi.
En fin, si tu écrit tes texte, c'est qu'il y a quel que chose en toi qui te dit de le faire. Alors que quand tu va te forcé pour écrire les texte joyeux, on te reconnaître plus. Bref, c'est mon avis, chacun à le sien.
Et puis j'aime le texte triste, ils nous disent beaucoup plus que les autres. Ca aussi, c'est mon avis x)
Mais bon tu es tout à fait en droit d'arrêter les testes triste ;)
Je n'arrêterai pas de si tôt. Ne t'en fais pas ! =p (Au fait si c'est pas fait, écoutes la musique en bas de l'article. Elle est belle je trouve. *-*)
=D
Et pour la musique, tu sais que je suis seule à la maison là ! Brr x)
Ouais, elle est super jolie :)
D'un côté c'est normal, y a du piano, et tout tout, c'est toujours beau, quand c'est classique.
Toutes les chansons de ce groupe sont assez belles. (Rah j'aime me mettre des coms xDD)
Lot Of Laughs. Nan vraiment ? (Comme ça tu peux répondre en mettant un commentaire ;) xD)
Ouais, parce qu'elle sont classique. En fin je penses.
(La honte elle a pas écouté les chansons)
Oui et puis j'aime bien l'histoire xD
xD Histoire ? J'ai rien compris x)
C'est une madame qui est crevée. Fin de l'histoire. xD Non je rigole. J'vais pas tout te raconter non mais =p Enfin bon l'histoire c'est pas non plus un grand roman quoi X_x Ca reste des chansons.
Ah okay... les histoires des chansons xD
Tu aurais pu dire ça tout simplement ;)
J'aime bien celle de la madame xD
Très joli :D Superbement écris, une fois de plus ;)
j'adoooooooooooooooooooore !!! mais comment tu fais pour faire des textes aussi beau ?!!! nana franchement je suis rentrer completement dans le texte comme aspirée, j'étais completement inprégnée... alalalala c'est triste mais tellement beau ! j'adooooooore ton blog continue comme ça il est tous simplement magnifique !
Du temps et de l'inspiration. Je pense que ça aide. =) Puis bon n'exagérons rien... Ce n'est qu'un petit texte niais mais que je voulais mettre ici. ^^"
Oh, il y a de la couleur =)
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