Si vous n'avez rien d'autre à faire, lisez donc mes élucubrations... Il paraît que ça occupe de lire des conneries. Si votre but ici n'est que mettre des commentaires superficiels et inutiles, on ne le dira jamais assez, mais cliquez sur la croix en haut. En tout cas, bonne visite, et j'espère que mon blog vous plaira ! ;)

jeudi 8 novembre 2007

Anorexia... Oh my sweet death is in front of this f*cking mirror. Please show me what I want !



Raan, un adolescent, qui a connu dans son enfance de nombreuses moqueries par rapport à son poids à cause de sa physionomie épaisse, décide un jour de maigrir, et est déterminé dans son objectif. Une fois ce dernier atteint, il n’est pas satisfait de ce qu’il est devenu, se trouvant toujours gros, bien qu’il soit famélique. Il entre dans le cercle vicieux de la bien connue maladie que l’on appelle l’anorexie.

D’un regard insistant, Raan fixa le miroir, dans lequel il avait le singulier loisir d’observer son reflet blafard durant de longues minutes, parfois durant des heures, son regard terni encadré de cernes auxquelles ont pouvait bien voir l’état d’épuisement dans lequel il se trouvait, et son être tout entier.

Ce corps squelettique ne lui apportait aucune satisfaction visuelle, mais l’emplissait d’un profond dégoût et de culpabilité, ce dernier sentiment ne l’empêchant pas de mettre fin à ses privations.
Pour beaucoup d’autres personnes, il n’y a en effet rien de plaisant dans le fait de regarder une carcasse vivante, mais dans le cas présent, Raan ne se désespérait pas de cet aspect de son enveloppe, et s’en réjouissait presque, au début, bien que ce sentiment de joie fut quelque peu réduit à mesure que ses forces et sa graisse et tout ce qu’il possédait avant de devenir un semblant de gastéropode s’amenuisaient, et croyait au contraire voir un bourrelet là ou tout œil averti aurait reconnu un os saillant de sa cage thoracique.

Parfois, à force de regarder cet autre humain, ce qu’il aurait du considérer comme son reflet, mais en quoi il ne voyait rien de plus qu’une brimade psychologique, cet autre humain qui lui paraissait si différent de lui, il en venait à lui parler, comme s’il s’agissait réellement de quelqu’un de distinct et d’existant…
« - Alors comme ça tu me ressembles ? Regarde toi un peu… T’es énorme mec ! Je préfèrerais mourir plutôt que d’être comme ça… »
Et à lui-même, il se répondait : « Si tu observes bien, tu verras qu’il n’est pas plus épais que toi, c’est-à-dire l’empilement de l’épaisseur de deux ou trois planches à pain tout au plus. »
Il savait que la deuxième voix, probablement celle de sa conscience ou de sa raison, disait juste. En quelque sorte, Raan avait raison, mais il se voilait tellement les yeux des tissus de mensonges qu’il nouait avec les simulacres de son âme que l’autre voix prenait aisément le dessus, l’obsédant et l’envahissant de cette idée de surpoids qu’il craignait tant qu’il avait fini par se croire en surcharge pondérale.

Ses amis et sa famille cherchaient à le rassurer sur ce point, parfois même à l’effrayer pour stimuler la faim du jeune homme, dont le corps s’amaigrissait à vue d’œil et à mesure que les jours passaient et cela sans que le temps et la faim ne le découragent dans ce qu’il s’était donné pour objectif : maigrir. Oui, maigrir, mais tous le savaient, sauf lui, Raan, qui était parfaitement serein bien qu’affaibli par les pertes de poids régulières et de plus en plus importantes, qui le laisseraient bientôt en charpie, il était anorexique.




Pix : The snake of weight
Listening to : My Chemical Romance – Our lady of sorrows.


9 commentaires:

Kireina Cho a dit…

Faut que j'ailles au dodo ... alors je lirais demain... et j'en dirais ce que je penses :D (le commentaire qui set strictement à rien, mais bon c'est moi :))

Anonyme a dit…

cette maladie est vraiment bizard !!! d'un côté j'ai une envie débordante d'aider les gens mais j'en est aussi très peur...
Sa commence par des kilos en trop puis une frustration continue de nos proches, oui car bien souvent les proches y sont liés mais la vrai cause de ceci c'est mentale. Evidemment on se dit " oui mais quand j'aurai fini avec mes kilos en trop j'arreterai" mais on en a jamais fini, un kilos de perdu, puis deux, et encore trois en plus... et c'est un engrenage infernale comme une roue de voiture sur l'autoroute... Et bein sûr le plus dur c'est d ele reconnaître, ce dire que oui on a un problème, oui on est maigre...
En tous cas je dis bon courage à tous ceux qui sont dans ce cas ce figure car il est très difficile d'en sortir, il vaut mieu faire envie que comme dirai ma mère ! parce ke oui quand la maigreur fait peur elle fait aussi pitié !

Kireina Cho a dit…

Bon me revoilà (applaudissements, entrée majestueuse ^^' <- je sort c'est ça ?)
Puis déjà, magnifique, les photos, le texte !
Ensuit, ils le choisissent eux même ce sorte de vie, bien que on peut pas le leur approché car c'est une maladie. On perd vraiment l'envie de ce nourrir. Mais bon, on aime pas son corps, on l'aime pas, c'est tout. Eux au moins ils font quelque chose pour le rendre meilleur.
Ne pensait pas que je suis pour l'anorexie, mais c'est juste qu'il faut pouvoir s'arrêter au bon moment.

*~¤ Đark' ¤~* a dit…

Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe deux types d'annorexie :

- l'une des deux consiste en une perte de l'appétit, dont les raisons peuvent être des problèmes familiaux, psychologiques... Bref...

- l'autre rejoint ce que tu décris Alina, à savoir ceux qui se privent, et qui arrivés à un stade trop avancé de "maigreur" n'arrivent plus à s'arrêter, ou ne veulent plus s'arrêter.

Cette maladie est de toute façon un engrenage infernal dans lequel il faut absolument éviter d'entrer.

Et cet article est tout simplement l'expression de ce que je ressens par rapport à cela, c'est-à-dire qu'il est d'une grande dangerosité de devenir anorexique.

Kireina Cho a dit…

Ouais, propre expérience (pas de questions) c'est dangereux, mais bon faut vraiment vouloir d'en être plus, c'est tout. (Bon y a ceux qui sont dans "le bain" plus longtemps, donc c'est plus dure). Bref, en gros aimez-vous comme vous êtes ;)

Ah et aussi la peur de regards des autres, je sais pas quand tu te fait traité d'un(e) gros(se) au bout d'un moment tu veux prouvé que tu ne l'es pas ... et c'est surtout dans les cas comme ça qu'on en sort plus.

*~¤ Đark' ¤~* a dit…

Oui, le fait de se faire traiter de gros peut y amener. (Expérience personnelle =.=) Mais on peut s'en sortir aussi dans ces cas ! ;p (Expérience personnelle aussi n_n)

Kireina Cho a dit…

Ouais surtout que je comprends pas les gens qui le font (qui traitent d'autres de la sorte). Bon t'aime pas quelqu'un tu le lui dis un fois et puis t'en parles plus, je vois pas où est l'amusement de traiter quelqu'un de gros ?! Enfin p'tet que j'ai pas les même centres d'intérêt... --''
Tout cas n'est désespérant, on peut s'en sortir toujours. Heureusement d'ailleurs :)

*~¤ Đark' ¤~* a dit…

C'est malheureusement un amusement pour certains... Qu'est-ce que cela leur apporte ? Un sentiment de supériorité par rapport à leur "victime". Et oui, ils ont beaucoup de choses à compenser, donc ils s'en prennent aux autres...

Il y a bien sûr ceux qui le disent sur le ton de la rigolade, mais la personne visée prend au pied de la lettre la boutade, se vexe.
Enfin là c'est une autre histoire. =)

Kireina Cho a dit…

L'autre histoire qui est mon cas =) C'est pas que je le prends au pied... mais y a de moment ou on a besoin d'entendre d'autre chose ;)

Ouais de la supériorité ! Mais bon de toute façon on est tous pareil. Né(e) d'Adam et Eva... ou des singes (--" Bon j'arrête le moment philosophique). En tout cas, maintenant, de nos jours, les gens ont beaucoup d'information sur anorexie ou autre dans ce type, alors s'il le devient c'est que de leur faute. Ouais je passe du l'autre côté du fil... (ça m'arrive de changer d'avis comme ça :D. Je penses que c'est a cause du moment philosophique, j'ai trop pensée)