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~ En cette fin de semaine, me voila parti pour une heure et demi de pérégrinations, soit nonante (quatre-vingt-dix) minutes, ou bien encore cinq mille quatre cents secondes, et j’ai la gentillesse de vous épargner les dixièmes de secondes ainsi que les sous multiples… afin d’aller rendre visite à mes grands-parents. ~
À peine avions-nous entamé le trajet que devant mes yeux se posta un bus, étalant fièrement, bien qu’il n’y eut rien dont on puisse tirer une quelconque grandeur, une affiche de papier glacé sur laquelle on pouvait apercevoir trois jeunes femmes ayant abusé de la crème dépilatoire, comme si cela pouvait leur procurer une quelconque beauté, et que poser pour la postérité avec des jambes lisses et brillantes avait de l’importance.
L’image irréelle m’en fit venir une autre à l’esprit : celle du riz poilu.
Cette révélation assez traumatisante pour vous, lecteurs, mais néanmoins nécessaire à votre sécurité, vous laisse la possibilité de vous défendre de ce mal qui guette, ou non. L’explication de cet amalgame est assez simple, bien que peu commune aux gastronomes : Je mangeai un jour du riz, et quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris qu’un grain de riz rebelle n’avait pas subi le rasage obligatoire pour lui et tous ses congénères. (Je ne sais pas du tout s’il faut épiler ou raser le riz, j’en doute même, mais je n’avais alors trouvé aucune autre raison à ce que ce grain fût pourvu d’une pilosité.)
Mon père, qui conduisait, prit alors la décision de dépasser la publicité ostensible, inutile, puis de passer à côté de tous ces regards impérieux que jettent les gens assis dans les bus aux autres personnes, dans les automobiles, qui sont situées à une hauteur suffisamment basse pour leur donner une impression de supériorité et de sécurité par rapport aux frêles voitures.
Puis, l’ennui s’installa dans la voiture paisible, dont les seuls remous étaient ceux provoqués par l’adhérence des pneus à la surface rugueuse de la route, parsemée d’imperfections, de cratères minuscules et innombrables, et non par des chuchotements ou des rires d’enfants, et le renommé jeu d’observation de ce qui se passe dans la voiture d’à côté prit alors toute son ampleur. Cela devint même une vraie passion, alors que le silence pesait, parfois brisé par une parcelle de route moins lisse qu’une autre, en ce qui me concerne.
[ Censure de ces moments inutiles pour passer à d’autres, ne l’étant pas… ]
Nous arrivâmes chez mes grands parents, précédant de peu l’heure du souper, et permettant à tous ces êtres qui avaient hâte de se retrouver de discuter du temps passé et de tous ses aléas, des cours d’eaux et de leurs barrages, de leurs obstacles, pour ainsi dire.
Ce puzzle familial se reconstitua peu à peu, puisque d’autres pièces, et pas des moindres, arrivèrent, s’imbriquant avec celles déjà présentes. L’oncle et la tante, accompagnés de leurs petits enfants, un garçon et une fille qui me paraissaient adorables, vinrent saluer les hôtes, et convives, auxquels ils allaient s’ajouter.
On eût le droit à un spectacle des charmants bambins, chantant innocemment cet air bien connu : À la pêche aux moules moules moules… Lequel fut cependant quelque peu déformé par le petit garçon, le plus jeune des deux, commençant apparemment à parler et n’articulant pas encore bien ses mots - certains adultes ne le valent pas, soyez-en cependant sûrs - et parvenant à nos oreilles sous cette forme : À la pêche aux mou-mou-moules… Aucuns des adultes, à croire que tous étaient gâteux, ne manquèrent à applaudir les deux artistes en herbes, et à se réjouir de ce spectacle que l’aube et la naïveté de la vie leur offrait.
Après que tous aient fini de féliciter de ce geste incessant les enfants, comme si cette action des deux mains était nécessaire à un équilibre corporel, ou que cela eût permis de s’envoler à force de brasser l’air, l’on passa enfin au dîner.
Ledit repas ne fut d’ailleurs pas l’occasion de bénéficier d’une accalmie, les petits éprouvant le besoin de manifester de façon récurrente leur joie, et ne laissant pas vraiment le loisir aux autres de discuter entre eux. J’eus alors maintes occasions d’avoir les tympans explosés par leurs cris joviaux et perçants, comme des poignards aiguisés venant se glisser dans l’oreille pour la transpercer, et d’autres se battirent avec les tâches, résultats de la gentillesse des bambins.
[ Écourtons cet épisode, je sais que vous en mourrez d’envie. Et moi d’ennui. ]
Le lendemain matin fut moins agité, reposant après ce dîner spectacle auquel j’avais assisté, contre ma volonté, et après que tout le monde ait dit que les petits s’étaient très bien comportés et qu’ils étaient adorables.
Pour tuer le temps, nos grands-parents nous proposèrent de les défier au scrabble, jeu de lettres et de mots en perspectives s’annonçaient à nous, et cela nous alléchait déjà. Quelle erreur nous fîmes lorsque nous acceptâmes ! La partie fut enragée, et serrée, bien que j’aie perdu, inexplicablement, à chaque fois, et de seulement une centaine de points. Si une maxime pouvait bien refléter la situation, c’était celle-ci : Œil pour œil, dent pour dent.
Après en avoir pris plein la vue et avoir participé à cette partie de jeu de société, réunissant jeunes et moins jeunes, dans toute sa splendeur, vint le moment de partir. Nous chargeâmes la voiture, de mouvements machinaux et de moins en moins pressés, chaque valise pesant un peu plus. Nous reprîmes la route inverse, afin de retourner au bercail.
Cette fois-ci, nous nous plaçâmes juste derrière un « aero » taxi. (Ne me demandez pas de quoi il s’agit.) Peut-être que ledit taxi croyait pouvoir voler, utilisant ses rétroviseurs, les remuants de haut en bas d’abord lentement, puis de plus en plus rapidement, estimant que la vitesse de fouettage de l’atmosphère n’était pas suffisante, de la même manière que Dumbo se servait de ses oreilles pour décoller du sol. Ou encore, le chauffeur pensait pouvoir emmener ses passagers au septième ciel. Je ne vois pas ce qu’a le bitume de si enivrant.
L’ennui vint reprendre sa place à l’arrière de la voiture, sur une place restée vide, comme à l’accoutumée. Il fallut bien que les cinq mille quatre cents secondes du retour passent, plus ou moins vite, mais qu’importe puisqu’elles sont depuis longtemps en arrière, loin derrière le champ de vision du rétroviseur et qu’elles font partie du passé, comme tout ce qui est relaté dans ce récit.
~ Ce texte est un mélange de faits fictifs et réels, certaines choses ne sont donc pas à prendre sérieusement. ~
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Pix n°1 : Le chat de mes grands parents - Pix n°2 : Toujours lui - Pix n°3 : Un ahuri, OMAGAD !
Listening to : Moi Dix Mois – Neo pessimist.
2 commentaires:
a ba ta du passé un super week-end lol ! enfin bon et ouais c sa lé week-end ché lé gran paren on joue o scrabble, on tape dan lé main,... enfin lé mien ne se passe pa tro comme sa de toute manière mé gran paren save meme pa écirre dc i von pa joué o scrabble en meme tem ! bn alé jarete de raconté ma vie; il é bien ton article ya tjr tro de mot ke jcompren pa... ^^' enfin bn c pa grave g compri lidé principal mdr ^^ !!!!! Bon alé gros bisouxXxXxXxXxX
Figure toi que je viens de lire tout le texte, qui est très bien écrit. J'aime beaucoup ton style, même si j'ai pas encore lu tout ce qui précède.
Une petite journée chargé hein ? :)
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